Le soir sur la colline
Le soir sur la colline au triste echo du cor ,
Remontent les troupeaux, les astres brillent
fort,
Les sources dans les puits se lamentent en
bos;
Mon amour, tu m'attends sous un grand acacia.
La lune passe au ciel tellement sainte et claire,
Tes grands yeux regardent les feuilles de
lumière
Les étoiles charmées naissent
au ciel profond,
Les désirs,les pensées envahissent
ton front.
Mais les nuages coulent et les rayons les fendent,
Les ouvents des maisons sous haute lune pendent,
La balance du puits gémit au vent lêger,
Sous la fumée, le chant des flûtes
des bergers,
Les hommes fatigués portent la faux
au dos,
Rentrent de leurs champs; les vêpres
sont haut
Et la cloche remplit le soir de sons heureux,
Mon âme dans l'amour brûlle comme
le feu.
Le village bientôt dans le calme s'endort,
Bientôt à pas pressés,je
rejoins mon trésor,
Assis sous l'acacia, goûtant cette nuit
claire,
Je te dirais longuement combien tu m'es chère.
Dans un tendre sourire et couchés sur
nos bras,
Nous, nous endormirant sous le vieil acacia-
Ah! Qui ne donnerai même toute sa vie
Pour les félicités de cette
riche nuit
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